femme, je célèbre ta valeur !
Il existe des journées consacrées aux femmes. Des occasions de leur offrir des fleurs, de leur adresser des mots d’affection, de reconnaître leur courage, leur engagement et tout ce qu’elles apportent à leurs familles et à la société.
Ces moments sont précieux. Mais pourquoi attendre une date particulière pour célébrer la femme ?
Pourquoi attendre la fête des Mères, la Journée internationale des droits des femmes ou une autre occasion pour lui rappeler combien elle est précieuse ?
Aujourd’hui, j’aimerais simplement célébrer la femme.
Celle qui avance avec assurance, mais aussi celle qui doute. Celle qui construit, entreprend, accompagne et prend soin des autres. Celle qui traverse une saison heureuse, mais aussi celle qui affronte des circonstances qu’elle n’aurait jamais choisies.
La femme dans sa force comme dans sa fragilité. Dans ses réussites comme dans ses recommencements.
Car la valeur d’une femme ne se mesure ni à ce qu’elle accomplit, ni à ce qu’elle possède, ni même à ce que son corps lui permet encore de faire.
Elle mérite d’être célébrée pour ce qu’elle est.
Avant même que nous la célébrions, Dieu lui a donné de la valeur
Lorsque Dieu créa l’être humain à son image, Il créa l’homme et la femme (Genèse 1:27).
La dignité de la femme ne dépend donc pas de la reconnaissance que le monde lui accorde. Elle ne commence pas lorsqu’elle devient mère, épouse, professionnelle accomplie ou lorsqu’elle répond aux attentes de son entourage.
Elle est inscrite dans son identité de créature de Dieu.
Et lorsque Dieu contempla l’ensemble de son œuvre, Il vit que cela était très bon.
Quelle belle manière de regarder la femme !
Dieu ne voit pas seulement ce qu’elle produit ou ce qu’elle apporte aux autres. Il voit la personne qu’elle est.
Il connaît son histoire, ses aspirations, ses combats silencieux, ses joies et ses blessures.
Avant même que nous pensions à célébrer la femme, Dieu avait déjà affirmé sa dignité.
Et cette dignité demeure, quelles que soient les saisons qu’elle traverse.
Prendre soin de soi, une attention que l’on mérite aussi
Nous savons combien les femmes peuvent être attentives aux besoins de leur entourage.
Elles accompagnent, encouragent, soutiennent, organisent et consolent. Certaines assument plusieurs responsabilités simultanément, dans leur famille, leur travail ou leur communauté.
Mais au milieu de toutes ces sollicitations, une question mérite d’être posée :
Quelle place accordons-nous à notre propre bien-être ?
Il ne s’agit pas de dire que toutes les femmes s’oublient, ni de leur demander d’en faire davantage. Il s’agit simplement de rappeler que leurs besoins comptent également.
Se reposer lorsque cela est possible, consulter lorsque cela est nécessaire, s’accorder un moment de tranquillité, demander du soutien ou reconnaître sa fatigue ne sont pas des signes de faiblesse.
Ce sont des attentions que nous pouvons apprendre à nous accorder, selon nos possibilités et les réalités de notre vie.
Prendre soin de soi ne devrait jamais devenir une responsabilité supplémentaire à porter, encore moins une nouvelle exigence de perfection.
C’est plutôt une invitation à se traiter avec la même bienveillance que celle que nous souhaitons offrir aux personnes que nous aimons.
Octobre Rose : prendre soin de notre santé, sans culpabilité
Au mois d’octobre, la sensibilisation au cancer du sein nous rappelle l’importance de l’information, de la prévention, du dépistage et de l’accompagnement.
C’est aussi l’occasion de penser à toutes ces femmes dont la vie a été bouleversée par l’annonce d’un diagnostic.
Certaines ont traversé les traitements et poursuivent aujourd’hui leur chemin. D’autres vivent encore avec la maladie, ses conséquences ou l’incertitude. D’autres encore portent le souvenir d’une personne aimée.
À chacune, j’aimerais rappeler une vérité essentielle :
La maladie ne diminue en rien la valeur d’une femme.
Recevoir un diagnostic de cancer ne signifie pas que l’on a mal pris soin de soi.
Des femmes attentives à leur santé, actives, ayant une alimentation équilibrée et bénéficiant d’un suivi médical régulier peuvent elles aussi développer un cancer.
La prévention permet de réduire certains risques, mais elle ne les supprime pas tous. Le dépistage, quant à lui, vise à détecter certaines maladies à un stade précoce, sans pouvoir garantir qu’elles ne surviendront pas.
Notre santé dépend de nombreux facteurs, dont certains échappent à notre contrôle.
C’est pourquoi la sensibilisation doit toujours s’accompagner de bienveillance.
Encourager une femme à prendre soin de sa santé ne devrait jamais conduire à lui faire porter la responsabilité de sa maladie.
Profitons donc de ce mois pour nous informer, connaître les recommandations de dépistage adaptées à notre âge et à notre situation, consulter en présence de changements inhabituels et encourager celles qui en ont besoin.
Mais n’oublions pas celles qui traversent déjà la maladie.
Elles n’ont pas toujours besoin d’un conseil supplémentaire, d’une recommandation ou d’un discours sur ce qu’elles auraient dû faire.
Parfois, elles ont simplement besoin d’une présence, d’une écoute, d’une main tendue.
Prendre soin de la santé d’une femme, c’est aussi prendre soin d’elle lorsqu’elle est malade.
Et si nous prenions aussi soin de notre âme ?
Notre santé ne se résume pas à l’absence de maladie.
Nous pouvons être physiquement en bonne santé et traverser une période de profonde souffrance intérieure. Nous pouvons aussi vivre avec une maladie et connaître des moments de paix, de joie et de plénitude.
Notre corps, nos émotions et nos pensées interagissent constamment.
Le stress prolongé peut perturber le sommeil, accentuer la fatigue, modifier certaines habitudes de vie ou se manifester par des symptômes physiques.
À l’inverse, un environnement soutenant, des relations de qualité, des moments de repos et un accompagnement adapté peuvent contribuer à notre bien-être.
Cela ne signifie pas que nos pensées déterminent à elles seules notre état de santé.
Une femme ne tombe pas malade parce qu’elle aurait insuffisamment aimé sa vie, mal géré ses émotions ou manqué de foi.
Cette distinction est importante.
Prendre soin de son âme, c’est aussi pouvoir reconnaître ce que l’on ressent sans se juger.
C’est s’autoriser à traverser des moments de tristesse, d’inquiétude ou de découragement sans considérer ces émotions comme des échecs.
C’est accepter que certaines saisons soient difficiles, que certaines blessures prennent du temps à guérir et que nous puissions avoir besoin d’être accompagnées.
Nous ne sommes pas appelées à être fortes en permanence.
Nos pensées méritent elles aussi notre attention
Il arrive que nous soyons plus exigeantes envers nous-mêmes qu’envers les personnes que nous aimons.
Nous nous reprochons nos erreurs, comparons nos parcours, regrettons certaines décisions ou nous inquiétons de ce que nous n’avons pas encore accompli.
Peu à peu, notre dialogue intérieur peut devenir un lieu de pression plutôt qu’un espace de discernement et de paix.
Dans Romains 12:2, l’apôtre Paul nous parle du renouvellement de l’intelligence.
Ce renouvellement nous invite à examiner les convictions qui orientent notre manière de penser et de vivre.
Que croyons-nous de notre propre valeur ?
Nous accordons-nous le droit de nous reposer sans culpabiliser ?
Pouvons-nous reconnaître nos limites sans nous dévaloriser ?
Savons-nous accueillir nos fragilités avec compassion ?
Prendre soin de ses pensées ne signifie pas chercher à être positive en toutes circonstances.
Certaines épreuves provoquent des émotions douloureuses parfaitement compréhensibles. Il ne s’agit ni de nier la souffrance ni de faire semblant que tout va bien.
Il s’agit plutôt de veiller à ne pas ajouter à nos difficultés des jugements qui nous blessent davantage.
Nous pouvons apprendre à nous parler avec davantage de douceur, même lorsque la vie est difficile.
Femme, tu mérites aussi de recevoir
Nous célébrons souvent les femmes pour leur capacité à donner.
Leur amour, leur disponibilité, leur courage, leur générosité.
Mais une femme n’est pas seulement celle qui donne.
Elle est aussi une personne qui a besoin de recevoir.
Recevoir de l’affection, de l’attention, de l’écoute, du soutien.
Pouvoir dire « je suis fatiguée »,
« j’ai besoin d’aide », « j’ai peur » ou « aujourd’hui, je ne vais pas bien », sans craindre de décevoir.
Et parfois, recevoir signifie simplement accepter qu’une autre personne prenne soin de nous.
Il n’y a aucune honte à cela.
Notre valeur ne réside pas dans notre capacité à tout porter, à toujours trouver des solutions ou à demeurer disponibles pour chacun.
Elle demeure lorsque nous avons besoin de nous arrêter, de nous faire accompagner ou de laisser quelqu’un nous tendre la main.
La femme mérite autant d’attention dans ses besoins qu’elle reçoit d’admiration pour sa force.
Célébrons la femme dans toutes les saisons de sa vie
Aujourd’hui, je veux célébrer la femme qui sourit à la vie, mais aussi celle qui cherche encore des raisons d’espérer.
Celle qui voit ses projets se réaliser et celle qui doit en reconstruire de nouveaux.
Celle qui connaît la joie de la maternité, celle qui la désire sans l’avoir vécue et celle dont le chemin a pris une autre direction.
Celle qui jouit d’une bonne santé, celle qui traverse la maladie, celle dont le corps porte des cicatrices visibles ou invisibles.
Celle qui avance avec confiance et celle qui apprend simplement à vivre un jour après l’autre.
Toutes méritent notre respect, notre attention et notre affection.
Et toutes demeurent précieuses aux yeux de Dieu.
Dans Ésaïe 43:4, Dieu déclare à son peuple :
« Parce que tu as du prix à mes yeux, parce que tu es honoré et que je t’aime… »
Ces paroles, adressées à Israël, nous rappellent la profondeur de l’amour et de la considération que Dieu manifeste envers les siens.
Alors, femme, que cette période de sensibilisation soit aussi une occasion de porter sur toi-même un regard plus bienveillant.
Prends soin de ton corps dans la mesure de tes possibilités.
Accorde de l’attention à ton âme et à tes pensées.
Accueille le soutien dont tu as besoin.
Et lorsque la vie devient difficile, ne mesure jamais ta valeur à l’état de ta santé, à ton apparence, à tes performances ou à ta capacité de résister.
Tu n’as pas besoin d’être en parfaite santé, d’être toujours forte ou de réussir toutes choses pour être digne d’amour et de considération.
Dieu ne t’a pas créée uniquement pour ce que tu peux apporter aux autres.
Ta propre vie compte.
Et si nous n’attendions plus une journée particulière pour célébrer la femme ?
Si nous apprenions à l’honorer dans sa dignité, à l’accompagner dans ses épreuves et à reconnaître sa valeur dans toutes les saisons de son existence ?
Car célébrer la femme, ce n’est pas seulement admirer sa force.
C’est aussi reconnaître sa fragilité, respecter son humanité et lui rappeler qu’elle demeure précieuse, quelles que soient les circonstances de sa vie.
Et si personne ne prend soin de toi aujourd'hui ? Si tu es celle qui donne toujours, qui soutient, qui accompagne, mais que personne ne semble voir ?
Sache que ton existence n'en est pas moins précieuse. Tu mérites autant d'attention que celles que tu offres aux autres. Tu peux aussi apprendre à prendre soin de toi, non parce que tu n'as personne, mais parce que ta vie a de la valeur.
Et même lorsque les regards humains se détournent, Dieu ne cesse pas de te voir.
Célébrer la femme, c’est aussi l’inviter à prendre soin d’elle-même.
Parce que prendre soin de soi passe aussi par la prévention, j'ai préparé pour vous quelques repères essentiels à conserver et à partager.
Un aide-mémoire pour prendre soin de votre santé
Aide-mémoire de prévention « Ma santé au féminin » proposé par Malasi Univers.
Une fiche illustrée présentant les principaux repères de dépistage et de suivi de la santé des femmes : cancer du sein, cancer du col de l’utérus, cancer colorectal, santé cardiovasculaire, diabète et ostéoporose.
Un support pratique pour encourager chaque femme à prendre soin de sa santé, à tout âge.
Jemima — Malasi Univers
Avec affection,
Jemima
Tu es un parfum